La Wallonie a lancé il y a quelques semaines un appel aux communes désireuses de mener sur leur territoire une politique volontariste en faveur du vélo.

Une enveloppe de 40 millions d’euros est ainsi réservée pour financer les projets des communes qui seront sélectionnées sur base de leur potentiel, de leur ambition et de leur vision stratégique. Mons pourrait obtenir jusqu’à 1.700.000 €.

En 2009, Mons n’avait pas été retenue comme commune pilote Wallonie cyclable. Pourtant l’aide de la Région a permis des avancées remarquables en matière cyclable dans d’autres villes comme Namur. Autant dire que ce nouvel appel « Wallonie cyclable » était très attendu et qu’il était hors de question de ne pas y répondre.

En aidant les communes à créer sur leur territoire les conditions propices à la pratique du vélo au quotidien, le Gouvernement wallon leur permet de contribuer à rencontrer les objectifs régionaux en matière de développement du vélo utilitaire, à savoir doubler son usage d’ici 2024 et le multiplier par cinq d’ici 2030.

A Mons, il existe depuis plusieurs années déjà, une politique de plus en plus volontariste en matière de vélo. Cette volonté de faire de plus en plus de place au vélo est d’autant plus prégnante depuis l’arrivée aux commandes de l’actuelle majorité.

Les moyennes et grandes villes comme Mons sont un terreau propice au développement de la part modale du vélo vu la forte densité de population habitant autour de pôles d’attractivité et économiques concentrés géographiquement sur le territoire. La marge de progression du nombre de cyclistes y est importante, notamment avec la démocratisation du vélo à assistance électrique qui élargit considérablement le périmètre où le déplacement domicile-travail ou domicile – école à vélo reste raisonnable et agréable.

Si la vision FAST 2030 de la Région Wallonne prévoit une augmentation de la part modale du vélo de 1 à 5% pour l’ensemble de la Wallonie, cette projection doit aller au-delà dans les grandes villes, dont Mons.

Pour Charlotte de Jaer, l’échevine en charge de la Mobilité à Mons, Mons dispose de nombreux atouts pour espérer augmenter sa population de cyclistes au quotidien : « D’un point de vue infrastructure, des tronçons cyclables importants et confortables existent déjà. Notre centre-ville peut être considéré comme cyclable à 90%. Au nord et au sud, la ville est desservie par deux RAVeL : la ligne 98 qui traverse le Borinage d’est en ouest et le RAVeL « W4 Canaux, fleuves et rivières » qui longent le canal du Centre et permet de relier, d’un côté, Mons à La Louvière, Charleroi,… et de l’autre, Mons à la Wallonie Picarde. »
De plus, pour répondre à l’appel à projets, Mons a eu la chance de pouvoir profiter du travail d’analyse effectué dans le cadre de la réactualisation de son Plan communal de Mobilité en cours en ce moment. Comme l’explique Charlotte de Jaer, « l’actualisation du Plan communal de Mobilité nous a permis de faire un état des lieux très complet du réseau cyclable existant et d’évaluer des points forts et les points faibles sur lesquels nous nous sommes basés pour établir notre vision stratégique en matière de politique cyclable à court et long terme.».

Mons a donc toutes ses chances d’être retenue dans les bénéficiaires de cette subvention d’envergure. « Nous rendons un dossier de qualité et espérons convaincre la Région wallonne du potentiel qu’a Mons pour devenir une ville exemplaire en matière de vélo utilitaire et de notre motivation à mettre des politiques en place pour y arriver » termine Charlotte de Jaer, confiante.

Charlotte de Jaer

Charlotte de Jaer

Echevine de la propreté, de la mobilité, de la participation citoyenne

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