Considérant les engagements pris par la ville de Mons dans la convention des maires, de réduire de 20% à l’horizon 2020, les émissions de CO2 générées sur son territoire par rapport à ses émissions de 2006  ;

Considérant le plan d’action Pollec fixant les objectifs de réduction de CO2 à l’horizon 2020 de 600 tCo2e, 3467 tCO2e et de 11529 tC02e dans les secteurs de la gestion des déchets, des bâtiments communaux et du bois énergie ;

Considérant les nombreux bâtiments communaux dont la caserne de Ghlin chauffés par des chaudières à mazout et gaz ;

Considérant les budgets importants consacrés au chauffage des bâtiments ;

Considérant les risques d’augmentation du coût de l’énergie ;

Considérant les intentions d’installer des chaudières à bois dans différents projets montois ;

Considérant les expériences menées par des initiatives comme celle de la coopérative citoyenne Coopeos Lauréate 2018 d’un prix de l’économie sociale qui transforme les déchets verts en combustibles alimentant des chaudières à biomasse ;

Considérant que la partie ligneuse des déchets verts est difficilement compostable et peu valorisée par les entreprises, les communes et les intercommunales ;

Considérant les systèmes de contrat de performance énergétique et la possibilité de préfinancer l’investissement de l’achat d’une chaudière biomasse par un un tiers-investisseur qui se rembourse sur les économies réalisées sur l’achat de combustibles

Le conseil communal décide :

Art 1 : De réaliser une étude de faisabilité analysant :
• le gisement de ressources (déchets verts, ligneux,déchets de bois non traités) sur le territoire communal
• les besoins en chaleur dans les bâtiments communaux et en installation de chauffage et de production d’eau chaude
• l’état de vétusté des installations existantes
• les besoins en logistique (transport, stockage,…) pour mettre en lien le gisement et les installations consommatrices de ressources

Art 2 : D’envisager l’utilisation des déchets verts et autres déchets de bois produits localement pour chauffer les bâtiments communaux, en particulier là où l’optimum économique est favorable à cette option

Art 3 : De charger les service bâtiments en collaboration avec le conseiller en énergie, de la mise en œuvre de ce projet

Art 4 : De déployer la stratégie à l’échelle territoriale en informant et en sensibilisant les entreprises et les citoyens sur la démarche mise en œuvre

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